05 juillet 2009
Hung 1X01 : Pilot
L'épisode qui entraine une équipe de loosers, qui se fait plaquer par sa femme pour un dermatologue, qui cherche son outil, qui met des poèmes dans des viennoiseries,...
HBO nous propose une nouvelle série cet été et qui comptera une dizaine d'épisode pour cette première saison. Le pitch est par contre très réducteur : Un homme qui a perdu sa femme, ses enfants (ils ne sont pas morts, je vous rassure), et qui a vu sa maison bruler décide d'utiliser son sexe démesurément grand pour arrondir ses fins de mois. Au casting, on retrouve Thomas Jane, dans le rôle du bien membré Ray Drecker. Anne Heche joue le rôle de la femme divorcée et Jane Adams incarnera Tanya, une relation de Ray qui l'aidera dans sa mission de se prostitué. Il y a aussi les deux enfants de Ray, un garçon qui surfe sur la vague gothique et une fille assez bien enrobé et également l'ex-belle mère du héros qui déteste ce dernier pour une raison encore inconnue (ou alors il n'y a pas de raison). Un casting un peu resserré mais qui a pour avantage de ne pas se perdre qu'avec une multitude de personnages.
Avant de voir le pilot, j'avais une crainte : Que la série tombe dans le trash facile. Faire du trash pour faire du trash. Ici, il n'en est pas question. Tout du moins pas pour le moment. A part les deux coïts que partagent Ray et Tanya (forts drôles, au demeurant), la série se réserve pour l'avenir. La série n'oublie pas d'évoquer la crise économique en faisant dérouler son action à Détroit, haut lieu de l'industrie américaine frappé par le chômage et les faillites. On est tout de suite dans un autre univers qu'on a l'habitude de voir dans les séries comme Los Angeles ou New York. Les filles ne sont pas des tops modèles (y'a qu'a voir la fille de Ray) et le soleil est rare. Le pilot est t'il bon alors ? Globalement, oui. On s'attache au personnage principal et à sa vie. Par contre les autres personnages ont un coté détestable utile pour développer l'aspect comique de la série. Je trouve justement cet aspect très négligeable et je pense qu'on aurait pu se passer du personnage de la belle mère qui n'a fait que casser son beau fils durant tout l'épisode. Les enfants sont très dispensables aussi car, à part quitter le domicile paternel et demander du fric au père, ils n'ont rien fait d'autres.
J'ai bien aimé le personnage de Tanya par contre. J'aime bien les personnages délurés comme elle et qui ont une passion peu commune comme la poésie. Et puis, c'est grâce à elle que j'ai ri les deux seules fois de l'épisode grâce à la façon dont elle jouissait. D'un point de vue global, le pilot évite de tomber dans les mêmes travers que Californication qui aligne encore aujourd'hui des intrigues crades et sans relief. J'ai aussi pensé (et je dois être le seul) à How I Met Your Mother au vu de l'agencement des flash backs (avec parfois, des flashs backs dans le flash back) racontant la vie de Ray avant qu'il ne se prostitue pour la première fois. Enfin presque, la femme qui était censé lui ouvrir a décidé de renoncer au dernier moment. Soit la prostitution masculine est trop tabou pour elle (et pour le public, d'où la découverte de cette série), soit, la cliente était un personnage que Ray connaissait déjà. J'ai même une théorie là dessus : Je pense que c'était l'ex femme de Ray qui était derrière la porte. Ce serait 'énorme'', quand même, cette situation. Et puis ça se tient : elle a connu pendant des années un homme bien membré et je suis certain que son nouveau mari en a une toute petite...
Bilan : Un épisode qui évite de tomber dans le trash facile mais qui présente des personnages pas toujours appréciable. La série se révèle plaisante, cependant.
03 juillet 2009
Docteur House 5X13 : Big Baby
L'épisode qui s'habille comme Cuddy, qui demande des examens médicaux périlleux, qui a du mal à s'occuper d'un bébé, qui échange deux doses,...
Oui ! Cameron est la patronne du Princeton Plainsboro ! Ça a fait un bien fou de la voir avec de l'importance et pas comme une vulgaire docteur qu'on ne voit que dans 2-3 scènes dans le service des urgences. C'était pétillant, drôle et surtout, ça changeait de voir Cuddy occuper le place de chef. Bon, pas de bol, les face-à-face avec House (excellent, au demeurant) ne dureront qu'un épisode. On a vraiment de grands moments bien hilarants face à un House qui demande des examens risqués face à une Cameron incapable de lui refuser à ses faveurs. C'est d'ailleurs la cause de sa démission et de son retour aux urgences. Chase reste quasi transparent avec son habituelle scène à la cafet' qui dure 20 secondes chrono.
Le cas de la semaine comme d'habitude est très secondaire (bien qu'intéressant car lié avec l'affaire Cameron/House). On retient surtout l'intrigue de Cuddy qui ne ressent rien pour l'enfant qu'elle élève. Et c'est agréable a regarder car cet élément n'est que trop rarement abordé dans les séries. Un peu comme le baby blues. Au final, Cuddy a sa connexion avec son bébé (un peu trop facile) mais décide de reprendre son ancien job en laissant son bébé à une nounou. Bon, j'aurais préféré que le trip de Cuddy avec son bébé dure un peu plus longtemps (comme l'intérim de Cameron) mais bon. Foreman prend un risque pour sa carrière en échangeant les protocoles de 13 avec une autre patiente. 13 devrait vivre un peu plus longtemps mais c'est la carrière de Foreman qui est en jeu. Ce qui est un peu débile, c'est qu'il a demandé l'avis d'un peu tout le monde (même Chase, c'est voir à quel point il était désespéré) et que si ça se sait, il n'y aura aucun mal à trouver des témoins pour capoter l'essai clinique. Néanmoins, ça reste intéressant de voir ce que ça va donner par la suite. Comme le retour de Cuddy.
Bilan : Un meilleur épisode que les autres qui donne un vent de fraicheur à plusieurs personnages. Principalement Cameron.
02 juillet 2009
Docteur House 5X12 : Painless
L'épisode qui tente de se suicider à plusieurs reprises, qui subit le traitement expérimental, qui a un contrôle pour voir si elle est une bonne mère, qui est finalement sous placebo,...
Encore un épisode moyen moyen pour Docteur House. Cette fois ci, le docteur boiteux doit traiter un cas d'un homme qui souffre terriblement sans que la médecine puisse l'aider. Le cas typique mais qui aurait pu (et qui aurait du) faire écho à House. Et on sent que ce dernier se moque un peu du patient qui aurait pu être un alter ego pour lui. Il préfère s'occuper de la plomberie de sa maison qui tombe en ruine. Un humour présent tout au long de l'épisode mais beaucoup trop subtil pour moi. Je ne sais pas si la VF réussira à combler ça. J'ai vraiment pas compris par exemple pourquoi House cherchait un avocat et pour sa lettre d'insulte... Sa patronne, Lisa Cuddy qui a enfin son bébé (cf voir l'épisode précédent) nous rejoue l'histoire de la mère de famille qui veut aussi avoir une carrière à coté. Rien ne l'empêche, bien au contraire. Mais on a déja vu cette situation 3 000 fois dans les séries et films. Même dans les fictions françaises, c'est pour dire...C'était amusant de voir Wilson proche de Cuddy car le malheureux n'a pas eu trop de dialogue avec House. Par contre, ce qui est vraiment intéressant est le prochain retour en force de Cameron qui prendrait l'intérim de Cuddy. J'ai hâte de voir ce que ça va donner si elle devient la maitresse de l'hôpital à la place de Cuddy.
L'intrigue médicale...comme d'habitude, on s'en moque. On a encore le ping pong habituel de la série avec ''théorie => échec => 2eme théorie => nouvel échec => ... => patient soigné'' mais ce qui vaut surtout c'est le jeu des trois acteurs qui composent la famille. Le père, la mère et l'enfant sont tout très bon et on a un pincement au cœur quand on voit le l'enfant demander à House de laisser son père se suicider. On aurait pu en profiter pour aborder le thème de l'euthanasie mais bon...ne mettons pas tout dans le même panier. Cependant l'intrigue pseudo amoureuse entre 13 et Foreman me plait de moins en moins. La demoiselle devient irascible et s'éloigne de Foreman...pour retourner avec lui en fin d'épisode. Du déjà vu, encore une fois pour gagner un épisode par les scénaristes avant d'aborder réellement le problème de leur relation. Au final, Foreman se rend compte que 13 est sous le placebo et que le traitement qu'elle reçoit n'a aucun effet sur elle. Je ne sais pas ce que cela implique mais ça sera forcément évoqué dans l'épisode suivant.
Bilan : Un épisode moyen qui alterne une intrigue boiteuse (celle de Cuddy) de l'humour trop subtil pour moi (celle de House), un cas d'école en matière de scénario (Foreman/13) et une intrigue médicale moyennement bonne.
30 juin 2009
Royal Pains 1X01 : Pilot
L'épisode qui est viré de son hôpital, qui reçoit un lingot d'or, qui croise la jeunesse friqué, qui voit sa fiancée partir, qui dit ''non'' alors qu'il va dire ''oui'',...
Nouvelle série de USA network, Royal Pains traite d'un médecin new-yorkais, Hank, qui se fait renvoyer pour avoir donné la priorité à un patient qui était entre la vie et la mort plutôt qu'a un gros donateur de l'hôpital en question. Au final, le donateur est mort et le conseil d'administration décide de renvoyer le docteur fautif malgré que ce dernier a sauvé la vie du premier patient. Très vite, il se rend compte qu'il ne retrouvera jamais de travail à New York et tombe dans la dépression. Cette dernière sera accentué par la perte de sa fiancée qui le quittera et de sa ruine. C'est à cet instant que son frère décide de l'emmener se ressourcer aux Hamptons, lieu où les riches new-yorkais ont tous et toutes une résidence secondaire. Lors d'une soirée, il sauvera la vie d'une jeune fille et on lui proposera de devenir le médecin personnel de tout le monde en échange de généreuses honoraires. Après plusieurs refus, il accepte l'aventure et ce nouveau départ.
Ce qui est bien avec cette série, c'est qu'on ne se prend pas la tête pour des détails médicales quelconques. On est là pour suivre les pérégrinations du personnage principal affublé de son frère qui fait office de clown de la série. Le fond de l'histoire peut me faire penser à Privileged avec cette idée de nouveau départ loin de New York. D'ailleurs les deux personnages principaux (Privileged et Royal Pains) ont un peu le même destin. Mais on sent plus de maturité de la part de cette série. On sent également des personnages plus attachants. Bien évidemment on n'évite pas les différents clichés sur la jeunesse dorée qu'on croise ici et là et qu'on peut retrouver dans Gossip Girl. L'autre gros inconvénient reste également le comportement de Hank qui refuse, à chaque fois la proposition de bosser aux Hamptons alors qu'on sait très bien qu'il acceptera en fin d'épisode. Mais à part ces menus détails, la série se révèle très sympathique et très rafraichissante pour passer l'été. Une belle petite découverte.
Bilan : Un épisode sympatoche pour une série qui à l'air sympatoche. Idéal en période estivale !
29 juin 2009
Oz 1X05 : La belle Vie
L'épisode qui se drogue dans une salle de classe, qui ne veut pas prendre des médicaments, qui urine dans un seau, qui est travesti, qui étrangle une prostituée,...
Cet épisode parle aujourd'hui du nerfs de la guerre au sein de la prison d'Oz : La drogue ! A Oz, la drogue est surtout du ressort des gangsters blacks et des italiens et chacun des deux groupes à sa technique pour faire passer la marchandise au sein de la prison. La série montre ainsi le jeune Wangler avaler un sachet pendant un parloir pour ensuite le ressortir ''par le voie naturelle'' quelques heures plus tard. Une astuce choc qui montre la dure réalité des prisons américaines pour pouvoir faire fonctionner le trafic. Schibetta l'italien a une technique beaucoup plus acceptable pour le corps humais car il suffit de le faire passer par la Poste. Bref, chacun des deux groupes luttent pour réussir à contrôler leurs marchés jusqu'au jour où McManus veut endiguer le trafic. Encore une douce ironie de la part du responsable du quartier d'Emerald City car quoi qu'il arrive, la drogue sera toujours présente au sein de la prison. Au final, un flic infiltré sera retrouvé pendu assassiné et les ritals seront en infériorité numérique.
Quand je dis que le trafic existera toujours, c'est une réalité très justement dépeinte dans l'épisode. Ainsi, même les matons aident les prisonniers à passer de la drogue ou des cigarettes. Diane, la gardienne, qui se voit dans l'impossibilité de faire des heures sup' devra trouver une autre source de revenu pour subvenir aux besoins de sa fille et de sa mère. Et c'est un ancien camarade de son mari, nouvellement prisonnier au sein d'Em City qui va lui proposer d'importer des cigarettes pourtant interdites. Un autre gardien qui aura aidé Ryan O'Reily à faire passer de la drogue sera viré. O'Reily sera mis au trou et pour la première fois de la série on voit à quoi ressemble le trou. Le prisonnier reste pour une certaine période (un mois, d'après ce que j'ai compris) dans une pièce, vide avec pour seul meuble un seau pour faire ses besoins et le prisonnier doit rester complètement nu. On assiste à des scènes de nudités frontales que jamais les séries américaines ne nous ont proposés. Peut être dans Rome ou Six Feet Under mais sinon, je ne vois pas où.
On parle aussi des drogues qui peuvent être utilisé comme médicament. Oui, on pense tout de suite à Docteur House avec ses cachets de Vicodine mais dans Oz, c'est surtout Kareem Saïd qui a besoin de médicament pour ses problèmes cardiaques. On à affaire à deux débats intéressants en ce qui le concerne. Le premier concerne les personnes noirs qui seraient plus touchés par les problèmes cardiaques. Pour le leader musulman, c'est parce que les noirs ressentent une plus grande injustice par rapport aux blancs dans leurs démarches (trouver un job, le garder,...). Le deuxième débat qui est largement traité dans l'épisode est ''Faut t'il renoncer aux médicaments pour continuer d'exercer son culte''. En effet, les médicaments qui doit prendre Saïd l'empêche de prier convenablement. Néanmoins, ça ne l'empêche pas de jouer l'empêcheur de tourner en rond puisque c'est lui qui indique à McManus que certains gardiens sont responsables du trafic de drogue. Rien par contre sur le développement de son problème cardiaque. Ça va surement revenir dans un prochain épisode.
Enfin, la drogue peut être utiliser tout simplement pour oublier l'enfer carcéral. C'est d'ailleurs sans doute pour ça que la drogue entre au sein d'Oz. Le prisonnier qui a le plus besoin de drogue pour oublier ce qu'il a vécu depuis son arrivée c'est bien évidemment Tobias Beecher, le témoin privilégié quand on veut comparer notre propre personne aux nombreux personnages que comportent la série. Beecher est rentré avec un problème d'alcoolisme et quelques semaines après son incarcération, il se retrouve addict à la drogue fourni par O'Reily. Certes il est aidé par sœur Peter Marie et même invité pour une réunion anti-drogue mais le mal est déjà fait. Schillinger a totalement transformé cet homme. D'ailleurs, Beecher se retrouve travesti de force par son tortionnaire. Jusqu'où ira t'il ? L'épisode se termine ironiquement sur un McManus déconfit qui fume un joint dans un couloir.
Bilan : Un épisode qui poursuit ses intrigues avec brio et qui continue de traiter un thème dans chacun des épisodes. Du très bon !
28 juin 2009
Breaking Bad 2X13 : ABQ
L'épisode qui enlève la drogue qu'il y a dans la maison, qui voit sa fille dans un sac mortuaire, qui organise une quête à son bureau, qui est interviewé par la télévision, qui va vivre plus longtemps, qui se fait plaquer par sa femme, qui fait crasher deux avions,...
C'est tout ! C'est ça la résolution du flash forward dont on est fasciné depuis le début de la saison ? Et bien ! Deux avions qui s'écrasent et une peluche qui tombe dans la piscine des White. Certes, l'erreur a été provoqué par le père de Jane, encore sous le choc de la disparition de sa fille et on se dit que si Walter et Jesse n'avait pas fait tout ça, les deux avions ne se seraient pas crashés, etc... Mais tout de même ! Ça me fait penser aux épisodes spéciaux de Desperate Housewives où on nous annonçait à chaque fois, la mort d'une des ménagères désespérantes et qu'au final, c'est juste un personnage très secondaire qui partait. D'ailleurs, les deux cadavres sont t'ils ceux de passagers morts ? Et pourquoi avoir montré, plus tôt dans la saison, une image où on voyait les lunettes de Walter dans une pochette plastique considérée comme pièce à conviction alors qu'il les avaient sur le pif ? Bref, soit c'est un pied de nez à nous qui pensions avoir droit à un cliffhanger d'anthologie, soit c'est une solution de facilité. La musique ultra-stressante en début d'épisode me fait penser à la deuxième solution.
Outre cela, l'épisode est globalement bon. Du Breaking Bad comme on l'aime. Jesse voit son amoureuse partir vers l'au delà sans qu'il puisse la réanimer. Il doit faire la rencontre d'une connaissance de Saul Goodman qui va l'aider à ne pas se faire arrêter par les flics en nettoyant l'appartement où Jane est morte de toutes drogues et autres substances illicites. Le professionnalisme de l'expert en nettoyage donne un coté humour noir à la situation qui est bienvenue à l'approche de la clôture de la série. Le jeu de de Arron Paul est encore une fois au top dans toutes les scènes qu'il a jouer. La scène où il doit rencontre le père de Jane est parfaite de simplicité où les deux hommes ne se gueulent pas l'un sur l'autre car ils savent qu'ils ont chacun perdu un être cher. Au final, Jesse se retrouve dans un squat malfamé où il est sauvé par Walter qui lui paye un instant de détente dans une thalassothérapie qui (je pense) doit faire désintox'. L'un des principaux enjeu du personnage de Jesse sera sans doute son combat contre la drogue dont il a été dépendant pendant 2 saisons. Je crois que la vision de sa copine morte a du lui faire un électro choc qui va l'aider dans son nouveau combat. Réponse dans la saison 3. En attendant, j'ai bien aimé les dialogues que partagent Walter et Jesse. Un moment, Walter considère même Jesse comme son fils (''Son'') et j'aime bien cette évolution des deux personnages qui va vers plus de paternalisme.
Walter, lui, a un autre combat qui va avoir lieu dans cet épisode. Le combat contre la maladie qui le ronge et de son cancer. L'opération à finalement eu lieu grâce à la ''générosité'' des donateurs du site web de Walter Junior, aux dons faits par les collègues de Hank (qui a malheureusement été sous-utilisé pour la fin de saison) ou encore du propriétaire des restaurants de poulets qu'on avaient vus dans les deux derniers épisodes. Au final, Walter est sauvé (mais pour combien de temps ?) mais pas de happy end. Skyler a décidé de le quitter. Avant l'opération et sous l'effet de l'anesthésiant, Walter a ressortie l'affaire des deux téléphones portables. Skyler a décidé de faire une petite enquête et a découvert tous les mensonges de son mari. Gretchen ne payait rien du tout et la mère de Walter n'était pas au courant de la maladie de son fils et il n'est jamais venu passer 4 jours avec elle (normal, il était avec Jesse, coincé dans un désert). Elle décide de partir avec son fils et sa fille. J'imagine que la reconquête du cœur de Skyler sera l'un des objectifs de Walt maintenant qu'il a amassé une petite fortune.
Au final, beaucoup de portes ont été laissés ouvertes par la série. Je peux aussi rajouter le traumatisme que ressent Hank après l'explosion de la tortue et qui n'a pas été traité depuis plusieurs épisodes. Ou encore l'adultère de Skyler avec son patron et également le mensonge financier. J'imagine revoir Gretchen et son mari l'an prochain. En bref, j'ai vraiment hâte de voir la saison 3 d'une série qui a signé une saison brillante !
Bilan : L'épisode clôture une excellente saison sur une bonne note. Les portes laissés ouvertes pour la saison 3 sont nombreuses et la seule ombre au tableau reste le flash forward qui fait un peu office de pétard mouillé.
27 juin 2009
Breaking Bad 2X12 : Phoenix
L'épisode qui sort du ventre à sa mère, qui mange du poulet en famille, qui doit pisser dans un becher, qui balance un becher, qui fait un site web, qui s'étouffe avec son vomi,...
Nous avons affaire à du très grand Breaking Bad avec cet avant-dernier épisode de la saison. Beaucoup de nouveaux éléments apparaissent ici et met en danger le secret de Walter auprès de sa famille. Déjà, la naissance de sa fille auquelle, il n'a pas pu assister puis la réussite de son plan : Amasser une somme suffisante pour assurer l'avenir de sa famille après sa mort. Les deux se rejoignant dans une scène où Walter montre à sa fille, Holly, la pile de billet qu'il a entassé dans le garage. On a réellement une sorte d'aboutissement en voyant cette intrigue se terminer de cette manière. L'objectif du pilot est réalisé dans cet épisode, on se demande ce que va bien pouvoir raconter la série dans la troisième saison. En attendant un autre problème, inattendu celui ci, se présent à Walter.
Il est devenu propriétaire d'une véritable petite fortune mais il ne peut pas l'utiliser pour payer les frais de son intervention. On a encore une fois une vibrante critique du système de santé américain où il faut payer pour être soigné. Les pauvres peuvent toujours mourir si ils n'ont pas les moyens pharaoniques pour s'acheter une intervention. Bref, Walter est riche virtuellement et il n'a aucun moyen de payer son opération avec de l'argent non sale. Et c'est là que Walter Junior a une idée qui va mettre mal à l'aise son père : un site web réclamant de l'argent pour payer son opération. Il se retrouve obligé de mentir à sa famille mais aussi aux internautes qui donnent de l'argent. Heureusement, avec l'aide de Saul, il réussi a arranger ça mais doit continuer de garder un gros tas de billets planqués dans son garage sans pouvoir dire la vérité à sa famille.
Jesse lui connait d'autres bouleversements. Le père de sa petite amie découvre que c'est un drogué et surtout que sa fille s'est remise à se droguer sous l'emprise de Jesse. Jane est en fait une ex-toxico qui a réussi à tenir 18 mois avant de replonger. La scène la plus bouleversante et la plus dure entre le trio de personnages est quand le père se décide à dénoncer à la police, sa fille et Jesse puis qu'au dernier moment, il renonce après avoir entendu Jane dire qu'elle retournera en désintox'. En plus de tout ça, Jane qui était un personnage très effacé lors de sa rencontre avec Jesse, décide de faire du chantage à Walter pour que ce dernier lui donne la part qui revient à Jesse. Le prof de chimie a préféré ne rien donné à son second pour qu'il évite qu'il claque tout en drogue et qu'il meurt d'une overdose. Une attitude paternaliste teintée de filouterie. Ce dernier s'exécute mais au final, la jeune femme mourra d'une overdose dans une scène très dure où Kate s'étouffera avec son propre vomi. Le regard de Walter peut être interprété par le regard du téléspectateur qui est impuissant face à la montée de la drogue mais aussi par le regard d'un homme qui n'a rien fait pour essayer de sauver la fille. Bryan Cranston montre encore une fois tout son talent d'acteur et à nous faire oublier qu'il a été le père de Malcolm. La scène qu'il partage avec le père de Jane est là aussi marquante étant donné que les deux personnages ne se connaissent pas mais qu'il partage beaucoup de choses.
Bilan : Un épisode dur et qui fait monter les enchères dans l'excellence. Breaking Bad est réellement LA série qui traite de la drogue par excellence ! Du jamais vu depuis le magistral Requiem for a Dream
26 juin 2009
Breaking Bad 2X11 : Mandala
L'épisode qui flingue un dealer, qui va se faire opérer, qui utilise une balance comme cendrier, qui a rendez vous dans un fast-food de poulet, qui plane littéralement, qui accouche,...
Ayé ! Anna Gunn va pouvoir enlever son faux ventre en plastique avec lequel elle devait jouer depuis maintenant 2 ans. Je sais que les actrices détestent jouer avec ces faux-ventres alors quand on leur annonce que leurs personnages va accoucher ou alors qu'elle va perdre le bébé, ça doit être une joie immense. En attendant que Skyler accouche à la fin de cet épisode, elle continue de porter des talons hauts (ce qui est normalement impossible, j'lai vu dans un épisode de CSI : NY avec Nelly Furtado ^^) et à jouer les comptables sexy qui se laisse facilement draguer par son patron. Même quand celui cache des erreurs compta pour la survie de son entreprise. Bref, on joue encore sur le rapport adultérin de la relation entre Skyler et son ami patron. La scène où elle chante ''Happy Birthday'' à son boss à la façon Marilyn Monroe illustre parfaitement leur relation qui est un mélange d'amitié, de professionnalisme et de tensions sexuelles. Rien à redire sur cette intrigue que par rapport aux autres fois. On apprend juste que Skyler ne vas pas dénoncer son boss vis à vis de ses malversations financières.
Du coté de Walter par contre, il y a du mieux par rapport au dernier épisode. Il laisse tomber ses outils de bricolage pour reprendre sa lutte contre sa maladie et son objectif d'assurer un avenir décent à sa femme, son fils et sa future fille. Grâce à Saul Goodman (j'adore ce perso !), il dégote un client qui est prêt à acheter les 19 kilos restants d'amphétamines mais il veut la jouer très discret. Pour preuve, un premier rendez vous foire car Jesse était en retard et shooté. Faut avouer que l'acheteur est en fait un gérant de fast-food bon chic bon genre et qui n'a rien d'un dealer de gros. Pour faire un parallèle, Tuco (le malade mental de fin de saison 1 et début de saison 2), lui, dès qu'on le voyait, on savait que c'était un dealer. Un enfant de 3 ans l'aurait reconnu. Et ben, cet acheteur qui se nomme Gus, il n'a vraiment rien d'un dealer. Au final, Gus donnera une nouvelle chance à Walter pour lui remettre la marchandise. La fin de l'épisode ne nous montre pas si Walter réussi malgré la porte qu'il a brisé et la cuisine de Jesse qu'il a retourné. C'est déjà beaucoup mieux que l'atelier bricolage du dernier épisode.
Jesse continue de suivre sa love story avec sa petite amie Jane. Sauf que le couple franchit un pas en passant à une drogue plus dure (héroine je crois). Suite à la première piqure subie par Jesse, nous avons affaire à une scène où il plane littéralement et qui est superbement bien faite. Outre ceci, Jesse n'a pas fait grand chose dans cet épisode a part rater le rendez vous et surtout ne pas avoir aidé son compère dans la remise de la drogue pour Gus. Pour sa défense, il a perdu un de ses dealers, assassiné par un gosse de 12 ans et un autre soldat qui a préféré prendre la fuite. Bref, le personnage de Jesse est en chute libre et le fait qu'il se mette à l'héroïne n'est pas anodin. Le personnage risque d'exploser en plein vol d'ici la fin de la saison.
Bilan : Un épisode qui fait aisément oublier le précédent. On est rassuré et on se rend compte que la saison ne compte déjà plus que 2 épisodes !
25 juin 2009
Breaking Bad 2X10 : Over
L'épisode qui fait boire son fils, qui vomi dans la piscine, qui fait mumuse avec des super héros, qui fait du bricolage et de la réparation,...
Premier faux pas pour cette deuxième saison de Breaking Bad. Bon, faut relativiser d'entrée de review, nous sommes au dixième épisode d'une saison qui en comporte 13. C'est pas si mal. Oui, l'épisode est très moyen (voir mauvais) car on se fait chier (de 1) et il ne se passe rien de très intéressant (de 2). Skyler va tromper son mari ? Ça on le sent venir depuis son engagement dans sa boite et cet épisode ne fait que confirmer nos suppositions. La seule question est quand est ce que cela va se passer ? En fin de saison ? En fin de grossesse ? Jamais ? Bref, les paris sont ouverts ! Son mari, Walter, fête dignement sa rémission de son cancer en faisant boire comme un trou son fils. A part cet incident, le héros se met en quête de réparer sa maison, sa tuyauterie, son sous-sol. Pas très intéressant et flippant, comme je l'ai dit plus haut. Néanmoins la dernière scène est marquante car on voit un Walter menaçant et sur de soi et ne voulant pas voir son ''territoire'' disparaître par d'autres dealers. Cette scène sauve quand même son intrigue.
Jesse quand à lui passe ses journées avec sa voisine/petite amie pour des parties de jambes en l'air. A part ça, ils discutent super héros. L'intrigue de Jesse n'apporte, comme celle de son mentor, rien mais on voit le potentiel de la série à rendre passionnant ce qui ne l'est pas forcément. A noter aussi que la voisine refuse de présenter et d'officialiser sa relation avec Jesse vis à vis de son père. D'un coté, on peut le comprendre, mais de l'autre, je pense que ça en cache plus que ça en à l'air. Bref, je n'ai rien de plus à dire. Pas grand chose à dire étant donné qu'il n'y a (presque) rien eu dans cet épisode. Breaking Bad nous avait habitué à mieux. Sinon, les deux corps dans les sacs mortuaires sont flippants, hein !
Bilan : Un épisode passable mais qui fait tache dans une saison ultra-brillante. Dommage !
24 juin 2009
Oz 1X04 : Peine capitale / Capital P
L'épisode qui bouffe des arrêts de Cour de suprême, qui a un évanouissement, qui fait du yoyo, qui donne un rein, qui est exécuté, qui donne un coup de pied dans les cou...,....
Cet épisode est le rebond du dernier puisqu'il traitre essentiellement de la condamnation à mort de Jefferson Keane. On profite de l'occasion pour faire un tour de vue sur la peine de mort auprès des prisonniers et des autres personnages. On s'intéresse déjà au point d'un vue d'un juriste : Tobias Beecher. L'ex avocat veut a tout pris sauver Keane d'une mort injuste. Il réussit à s'enfermer dans le couloir des condamnés à mort pour essayer d'aider Keane. Mais ce dernier souhaite mourir afin d'attiser les violences qu'entraine la guerre des gangs au sein d'Em city. Une attitude noble qui n'empêchera pas Schillinger de maltraiter encore un peu plus le pauvre Beecher. Après des viols, des tatouages, des léchages de bottes, Tobias devra manger (de force) des arrêts de différentes Cour de justice. Et oui, les nazis n'aimant pas les noirs, aider un noir d'échapper la mort est mal. Cela n'empêchera pas l'ancien avocat de se droguer encore un peu plus auprès de O'Reily.
On traite également et surtout de l'absurdité de la peine de mort avec le comportement du gouverneur républicain, Devlin. D'ailleurs, il est interprété par Zeljko Ivanek qui explosera quelques années plus tard dans son rôle de Ray Fiske dans Damages. En attendant, il interprète le rôle de Devlin et Devlin est une andouille. Il refuse un report de l'exécution qui permettrait à Keane de donner un rein à sa sœur gravement malade. Au final et après un peu de lobbying, l'exécution est repoussé et le rein est donné. Mais c'est le comportement du gouverneur qui ressort avec son refus initial. Il représente parfaitement le point de vue de beaucoup de républicain (en particulier Bush) et c'est ça que l'épisode met en lumière. Une autre scène où on voit le père du condamné et la mère de la victime tenant deux discours diamétralement différents. Ce n'est pas dit dans l'épisode mais il est certain que les discours auraient été échangés si la victime aurait été Keane.
Richard l'Italien a été condamné à mort pour avoir étouffé une femme. Ce dernier est condamné à mort mais peu avant son exécution, ce dernier fait une confession. Il aurait étouffé non pas une femme mais 39 femmes. Et la série trouve une autre critique vis-à-vis cette fois ci des anti peine de mort. Et c'est plus osé et plus surprenant. Car, on ne voit pas trop de critiques qu'on peut faire à ces personnes qui critiquent la peine capitale. Pourquoi sœur Peter Marie (qui interprète l'anti peine de mort) soutient que la peine de mort ne doit pas être appliqué à Keane alors que l'Italien devrait la subir 39 fois. L'épisode montre dans ces dernières minutes ce paradoxe avec l'application de la peine de mort à une personne détestable comme l'Italien. On à affaire ici à un épisode des plus aboutit de cette première moitié de la saison 1 de Oz.
Bilan : Un épisode exceptionnel qui critique la peine de mort sur tous les points. Le jeu d'acteur est remarquable.































