The Club Serie Critique

critiques de séries

02 juin 2009

Speer & Hitler : L'architecte du diable 1X03 : Spandau, le chatiment

L'épisode qui doit se foutre à poil, qui est détenu à Spandau, qui cherche à libérer son père, qui fait le tour du monde dans la cour, qui écrit sur des feuilles de papiers toilettes,...

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Suite et fin de cette reconstitution histoire sous forme de série documentaire retraçant la vie d'un nazi, condamné à 20 ans de prison par le tribunal de Nuremberg avec 6 autres condamnés. Ce dernier épisode traitre presque exclusivement des conditions de vie dans la prison de Spandau où furent détenus les 7 prisonniers. Ce n'est pas Oz, mais les conditions sont s'y rapprochent. Bon, je ne dis pas que les prisonniers ne méritaient pas ce sort (au contraire) mais ça reste intéressant de voir ce que les livres d'histoire ne nous racontent pas.

Les prisonniers doivent revêtir une tenue ressemblant à celle que celles portaient ceux qui devaient travailler de force dans les mines. Les prisonniers sont aussi appelés par des numéros (Speer était le n°5) et ils pouvaient envoyer des lettres chaque mois qui ne devaient pas contenir pas plus de 1200 mots. Speer réussit à trouver un moyen de faire passer du courrier clandestin mais passons. Outre les lettres, différents alcools circulent ou encore des friandises selon la fille de Speer. Les visites avec la famille sont écoutés par plusieurs officiels de tous les pays afin d'éviter que des communications secrètes puisse quitter les murs de la prison.

On a aussi un peu de géo-politique dans cet épisode avec le blocus de la ville de Berlin. Les prisonniers craignent d'être les victimes des Russes si ces derniers prenaient possession du pays et donc de la prison. Plusieurs éléments indiquent que les Russes traitaient moins bien les prisonniers que les alliés (France, Angleterre et États Unis) et qu'en cas d'expansion du bloc communistes, plusieurs prisonniers ont prévus une capsule de cyanure. Bref, on suit avec intérêt cette détention et malgré l'absence de l'acteur jouant Hitler (ou alors dans de rares scènes flash-backs), les autres acteurs réussissent à nous attirer la pitié et la compassion. La scène d'adieu entre Hesse et Speer est une scène d'adieu frappante de réalisme.

Bilan : Un épisode qui conclut ce documentaire de manière intéressante et instructive.

Note : 4



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